La Banque de France s'inquiète de la hausse des refus de prêts immobiliers par les banques, à l'approche de la prochaine réunion du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF).
Une préoccupation face à l'augmentation potentielle des refus
Bien qu'il n'existe pas de mesure précise, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau évoque un "sentiment diffus" que ces refus auraient augmenté sans raison apparente.
Pourtant, la rentabilité et la liquidité des banques ne devraient pas limiter l'offre de crédit selon lui. Une enquête de la BCE au T3 a pourtant confirmé cette tendance à la hausse des refus, les banques françaises invoquant des contraintes de bilan.
Une procédure amiable envisagée
Face aux préoccupations soulevées, la Banque de France étudie la mise en place d'une procédure permettant aux emprunteurs de contester les refus de prêts immobiliers qu'ils jugent injustifiés.
Cette démarche viserait à offrir un recours aux particuliers estimant avoir été victimes d'un refus non motivé de la part de leur banque. L'objectif est de garantir une plus grande transparence dans les critères d'octroi et de s'assurer que les décisions de refus sont effectivement justifiées par des éléments objectifs.
Les banques affirment de leur côté déjà réaliser un travail attentif pour répondre aux besoins des clients avec des solutions responsables.
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Un contexte de baisse des crédits immobilier accordés
Dans un contexte économique actuel, la Banque de France a récemment fait des propositions notables, notamment au vu de la production de crédits immobiliers qui a marqué un recul significatif. En septembre, cette production est tombée à 9,2 milliards d'euros, un chiffre comparable à la moyenne constatée avant 2015, et ce, malgré une politique monétaire plutôt souple. Cette situation s'explique en partie par la hausse notable des taux d'intérêt des prêts, qui ont presque doublé par rapport à l'année précédente pour se situer autour de 4%.
Les banques, cependant, pointent du doigt une baisse de la demande de crédit immobilier de la part des ménages, plutôt qu'un problème d'offre.
Cette réduction de la demande est attribuée à la montée des taux d'intérêt, bien que les prix de l'immobilier restent stables, tout comme l'offre de logements. Cette tendance indique une prudence accrue des consommateurs face aux conditions changeantes du marché du crédit immobilier.
La Banque de France cherche ainsi à mieux encadrer les pratiques des banques en matière d'octroi de crédits immobiliers, pour éviter des refus injustifiés pénalisant les emprunteurs.









