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La BCE réduira-t-elle ses taux d'intérêt en 2024 ?

17 septembre 2025
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La BCE réduira-t-elle ses taux d'intérêt en 2024 ?
Aimad Harit
Écrit parAimad HaritCEO
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17 septembre 2025
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En 2024, la Banque centrale européenne (BCE) a choisi de maintenir les taux d'intérêt stables, une stratégie délibérée faisant suite à une série de hausses antérieures. Ces augmentations précédentes avaient pour but de modérer l'inflation, qui, depuis, présente des signes de décélération. Cette tendance à la baisse de l'inflation est particulièrement visible dans le ralentissement de l'augmentation des prix des aliments, des biens et des services, ainsi que dans une diminution progressive, bien que lente, des prix de l'énergie. Cette stratégie reflète une approche réfléchie de la BCE visant à stabiliser l'économie de la zone euro tout en surveillant attentivement les dynamiques inflationnistes.

Par ailleurs, le contexte économique actuel, marqué par une faiblesse générale, influence significativement la décision de la BCE de ne pas modifier ses taux. Cette faiblesse économique se manifeste notamment par un impact négatif sur la production industrielle et les ventes au détail. La décision de maintenir les taux d'intérêt inchangés souligne l'approche prudente de la BCE, qui cherche à équilibrer la nécessité de contrôler l'inflation avec le besoin de soutenir la croissance dans un environnement économique incertain, marqué par des tensions et des défis variés.

Évaluation actuelle de l'économie par la BCE

Performance économique

La Banque centrale européenne (BCE) observe attentivement la performance économique de la zone euro, dans un contexte marqué par des défis significatifs. Le taux de chômage a en effet atteint son niveau le plus bas depuis la mise en place de l'euro, une nouvelle encourageante qui masque cependant une réalité plus complexe. L'augmentation du coût de l'emprunt, conséquence des politiques antérieures, a conduit nombre d'entreprises à reconsidérer leurs projets d'expansion et d'investissement, introduisant une note de prudence dans leurs perspectives économiques. Cette prudence est exacerbée par l'incertitude liée aux conflits régionaux, qui continue d'impacter négativement la production industrielle et les ventes au détail, témoignant de la fragilité de la reprise économique dans la zone euro.

En dépit d'une légère remontée de l'inflation en décembre, l'inflation sous-jacente a connu une baisse, soulignant la différence entre l'inflation globale et les pressions inflationnistes de base. Cette dichotomie a suscité un débat au sein de la BCE sur la pertinence et le timing d'une éventuelle réduction des taux d'intérêt pour soutenir l'économie. Une telle mesure serait destinée à stimuler la demande en rendant le crédit plus abordable pour les entreprises et les ménages, tout en tentant de contrer les effets négatifs de l'incertitude géopolitique et de la hausse des coûts d'emprunt. Cependant, la décision de réduire les taux d'intérêt demeure complexe et nécessite un équilibre délicat entre le soutien à la reprise économique et le maintien du contrôle sur l'inflation, dans un environnement économique incertain, marqué par des tensions et des défis variés.

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Stratégie de la BCE en matière de taux d'intérêt

La Banque centrale européenne (BCE) adopte une posture résolument centrée sur le contrôle de l'inflation, s'efforçant de ramener celle-ci à son objectif fixé à 2%. Dans cette optique, elle a opté pour le maintien de taux d'intérêt à un niveau élevé, considérant que l'application de conditions de financement plus rigoureuses est un moyen efficace de modérer la demande globale et, par conséquent, de contribuer à la baisse de l'inflation. Cette décision s'appuie sur l'analyse de la tendance décroissante de l'inflation sous-jacente, qui signale une diminution des pressions inflationnistes hors éléments volatils tels que l'énergie et les aliments. La BCE perçoit ces conditions financières resserrées comme un outil clé pour prévenir une surchauffe de l'économie et maintenir l'inflation sous contrôle, illustrant ainsi une approche pragmatique et ciblée dans sa politique monétaire.

En parallèle, la stratégie de réduction du portefeuille du Programme d'achats d'urgence pandémique (PEPP) de la BCE, visant à cesser les réinvestissements d'ici la fin de l'année, marque un pas significatif vers la normalisation de sa politique monétaire post-crise. Cette manœuvre est révélatrice de la volonté de la BCE de préparer le terrain pour une économie européenne moins dépendante des mesures de soutien exceptionnelles mises en place durant les périodes de turbulences économiques. En réduisant progressivement sa balance, la banque centrale justifie sa BCE, la banque centrale souligne son engagement à assurer une transmission efficace de la politique monétaire tout en veillant à la stabilité financière de la zone euro.

Perspectives et prévisions de la BCE pour 2024

Inflation et croissance

Dans une perspective à moyen terme, la Banque centrale européenne projette une trajectoire d'inflation et de croissance qui souligne l'importance de ses décisions politiques en matière de taux d'intérêt. Les projections du personnel du Système européen de banques centrales révèlent une attente de réduction progressive de l'inflation, qui reste un objectif primordial pour la BCE. Cette diminution de l'inflation est censée être accompagnée d'une croissance modérée, signalant une période de stabilisation économique après une phase de volatilité. La banque met en avant la nécessité de maintenir des niveaux de taux d'intérêt relativement élevés dans le but de modérer les conditions de financement, ce qui, à son tour, est prévu pour freiner la demande excessive et aider à maîtriser l'inflation. Cet équilibre délicat vise à éviter à la fois une inflation trop élevée et un ralentissement économique marqué.

Par ailleurs, les anticipations des économistes quant à la direction de la politique monétaire de la BCE pour 2024 suggèrent un ajustement potentiel des taux d'intérêt. Une majorité des analystes prévoit une réduction graduelle des taux, reflétant une confiance dans la capacité de la BCE à naviguer avec succès dans les complexités de l'environnement économique actuel. Cette perspective indique également une reconnaissance de l'efficacité des mesures déjà mises en place pour contrôler l'inflation, ouvrant la voie à une politique monétaire potentiellement plus accommodante en réponse à l'amélioration des conditions économiques. Toutefois, cette approche graduelle souligne également la prudence de la BCE, qui continue de surveiller étroitement l'évolution de l'inflation et de la croissance, prête à ajuster sa stratégie selon les données économiques émergentes.

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